Présentation d’un projet de recherche sur les mariages forcés

Action 2 -‘Jeunes femmes d’origine étrangère: reconnaissance et valorisation

ACTIVITES 2008

PROJET DE RECHERCHE

Le mariage est parti de l’histoire. Dans chaque époque et chaque société il est expression d’une morale et des mœurs. A partir de cette affirmation est possible identifier le rapport immédiat et étroit entre le model de mariage socialement accepté par une communauté et juridiquement valable dans son règlement et le substrat culturel et religieux dont la communauté et son règlement ont été influencées.

Le phénomène des mariages forcés se situe dans le contexte plus grand et problématique des sociétés multiculturelles et multireligieuses, c’est à dire de la cohabitation dans le même endroit, des system de valeurs et de règles divergentes et souvent conflictuelles ; ce problème amène avec soi la question de limite qu’un règlement peut ou doit se donner pour l’inclusion des principes et règles étrangères et incompatibles par rapport au propre system de valeur.

Notamment deux conceptions de cohabitation civile s’affrontent, lesquelles si bien ayant comme référentiel le principe démocratique, abordent à des résultats partiellement différents et opposés : celle qui retient que un règlement démocratique et libéral puisse se maintenir ainsi seulement dans le partage inconditionnel d’un noyau de valeurs et droits fondamentaux, dont la racine est constituée par la dignité humaine telle qu’elle est, qui doit être défendue à n’importe quel prix, aussi au delà des spécificités culturelles et religieuses ; et celle qui considère en tant que partie fondamentale de la dignité humaine la reconnaissance de sa spécificité identitaire culturelle et religieuse et qui donc considère le respect et l’accueil de cette identité comme la condition d’existence dans une démocratie pluraliste.

La thématique des mariages forcés reproposé la comparaison entre les deux prospectives et l’interrogatif sur la possibilité et la modalité d’une composition parmi le deux qui soit bien balancée.

La réponse à cet interrogatif dépend d’abord de la compréhension des particularités phénomène et des effets que le binôme religion-culture exerce sur la diffusion sociale et sur le règlement juridique de ce phénomène.

La difficulté de trouver des avances proportionnées naît du fait qu’on n’a pas encore étudié le phénomène. Si d’un coté il est facile de donner une définition théorique du « mariage forcé »  en tant que mariage arrangé sans le consensus d’un ou deux conjoints, dans la pratique n’est pas autant facile puisque il y a différents cas :

  • les mariages précoces (on doute le fait que un mineur puisse décider de façon autonome et puisse se charger de ces responsabilités avec totale conscience)

  • Les mariages arrangés, caractérisés par l’intervention du groupe familiale dans le choix du conjoint, dont le degré d’intensité peut varier entre les cas ou c’est la famille directement qui choit et les cas où il y a quand même un pouvoir décisionnel laissé aux futurs conjoints.

  • Les mariages de complaisance, c’est-à-dire, ces mariages faits sans l’intention de créer un foyer conjugal, pour des buts autres par rapport à la vie familiale. On veut ici nous rapporter à ces mariages faits pour obtenir la citoyenneté d’un autre pays ou un permis de séjour.

Le phénomène des mariages forcés met en discussion deux différentes et conflictuelles façons d’entendre les relations familiales et conjugales. La première, propre de nombreux groupe d’immigrés et avant très diffusé en Europe, voit dans le mariage un événement sociale et communautaire, ayant la double fonctions de favoriser et renforcer les liens de cohésion et solidarité au sein d’un groupe social, à travers l’échange des biens et la procréation d’un descendance commune. Conformément à cela, cet événement se vérifie de que la puberté a été rejointe et c’est le fruit d’une décision prise à niveau familial. Le deuxième model, auquel sont inspirés les principes fondamentaux en matière de droit de la famille tant à niveau international quant à niveau européen, pose ses bases sur l’accentuation de l’autonomie individuelle, privilège une vision de l’union conjugal en tant que choix privé des conjoints, fait pour des raisons affectives et sentimentales, étant un acte de volonté.

Objectifs spécifiques

Le projet se propose d’explorer la possibilité que la violation des droits humains avec un mariage forcé de jeunes filles d’origine étrangère, avec ou sans le refoulement vers le pays d’origine, soit exercé sur le territoire de la région Emilia-Romagna.

Notamment on va favoriser les provenances familiales du Maroc et Albanie, mais l’étude posera l’accent aussi sur toutes les autres nationalités. Le mariage forcé, comme l’on lit dans le documents de l’ONU[1] qui le condamne, est une forme de control exercé surtout sur les jeunes filles (parfois ces mariages sont forcés aussi pour les jeunes hommes) qui sont mariées à des hommes plus grands, et souvent sont refoulées pour la peur que l’honneur de la famille soit touché par des attitudes très occidentalisés des jeunes femmes.

Résultats attendus

La recherche n’est qu’un premier pas de connaissance pour élaborer à la suite des stratégies d’intervention à partir de la identification et de la dimension quantitative du phénomène, qu’on retient peu explorée jusqu’à l’heure actuelle. Un résultat attendu est la vérification du fait qu’il s’agit d’un problème social bien documenté, très diffusé, ou s’il s’agit des situations particulières, sur lesquelles est néanmoins important et opportun de chercher les moyens pour intervenir et surtout prévenir.

Méthode

  1. 25-30 entretiens qualitatifs avec des observateurs privilégiés qui ont des informations par rapports à des cas concrets. La recherche va recueillir informations par les observateurs dans des différents domaine : maîtres dans les écoles, opérateurs de service social, opératrices dans les maison pour femmes victimes de violence, avocats et juges.

  2. Recueillir les témoignages des quelques victimes de mariages forcés. Elaboration d’un ou deux histoires de vie avec le but d’identifier les relations extrafamiliales et les pressions exercées par les parents. Les entretiens et les histoires de vie veulent souligner : les criticités liées à ces pratiques (le role de la communauté, l’inadéquation du cadre législatif et des services sociaux, les conséquences sur les vies des ces femmes) ; les bonnes pratiques adoptées (les programmes de protection, actions de sensibilisation adressées aux familles étrangères).

  3. Enquête à travers les archives de la presse italienne et régionale.

  4. Enquête à travers les documents d’autres pays pour identifier la dimension du phénomène, ses caractéristiques et les solutions mises en marche.

2019-03-19T04:58:41+01:00